Vue d'ensemble de la ligne d'horizon de Manhattan depuis le pont Verrazzano-Narrows pendant le marathon de New York
L'économie américaine a créé bien plus d'emplois que prévu en octobre et le taux de chômage a reculé légèrement à 4,1%, selon les données officielles publiées vendredi par le département du Travail.
Ces chiffres suggèrent que le marché de l'emploi de la première économie mondiale reste résilient, donnant à la Réserve fédérale (Fed) plus de marge de manoeuvre pour se concentrer sur l'inflation alimentée par le conflit au Moyen Orient.
Le département du Travail recense 165.000 emplois non-agricoles créés sur le mois, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 65.000 créations nettes.
Le chiffre de septembre a été revu, faisant apparaître désormais 60.000 postes créés contre 29.000 en première estimation.
Les économistes ont estimé que, pour suivre le rythme de la croissance de la population en âge de travailler, l'économie américaine doit créer au moins 40.000 emplois par mois. Ce que l'on appelle le "taux d'équilibre" a baissé par rapport aux quelque 150.000 emplois prévus en 2024, en raison de la diminution de la population active.
Le taux de chômage s'est établi en octobre à 4,1%, contre 4,2% en septembre et alors que les analystes anticipaient 4,2%.
Le nombre historiquement bas de licenciements et la récente hausse des offres d'emploi laissent entrevoir un resserrement du marché du travail.
Cependant, les économistes et les responsables de la Fed ont toujours affirmé que le marché du travail ne présentait aucun risque d'inflation. Certains économistes ont avancé que la diminution de l'offre de main-d'œuvre, dans un contexte de durcissement de la politique d'immigration et de départs à la retraite, était le principal facteur expliquant ce taux de chômage relativement bas.
La Fed a, comme attendu, laissé la semaine dernière l'objectif de taux des "fed funds" à son niveau actuel, dans une fourchette de 3,75% à 4,00%. Les économistes prévoient une hausse en décembre. Les données des prix à la consommation du mois d'octobre pourraient donner plus d'indications sur la trajectoire monétaire du début d'année 2027.
(Rédigé par Elena Smirnova et Augustin Turpin, avec Lucia Mutikani, édité par Benoit Van Overstraeten)

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